Communiqué de presse

Rapport semestriel 30 juin 2022

28 juillet 2022

Résultats

Quest for Growth a bouclé le deuxième trimestre de l’exercice sur une perte de 14 579 003 euros. Compte tenu du dividende de 1,02 euro brut distribué le 21 avril 2022, le rendement sur fonds propres affichait -8,6 %. Quest for Growth n’a donc pas échappé au malaise boursier mondial. La baisse est cependant restée limitée grâce à des sorties réussies dans notre portefeuille. Dans le segment du capital-risque et du capital-développement, Quest for Growth a cédé sa participation dans l’entreprise biotech allemande c-LEcta à l’irlandais Kerry. Dans le portefeuille d’actions cotées, nous avons accepté l’offre de KKR sur le producteur de vélos néerlandais Accell.

L’action Quest for Growth s’est même dépréciée de 12,8 % sur le premier semestre pour atteindre un cours de clôture de 6,12 euros le 30 juin 2022. Ces chiffres tiennent compte de la distribution du dividende évoquée plus haut. La décote du cours par rapport à la valeur nette d’inventaire a légèrement augmenté, à 27,9 %, par rapport à 25,5 % à la fin de l’exercice 2021.

Les actionnaires avaient le droit de recevoir le dividende sous forme d’actions nouvellement émises. Quelque 45 % des droits aux dividendes ont été distribués sous la forme de nouvelles actions. Du fait de cette augmentation de capital, le capital-actions de Quest for Growth a atteint plus de 147 millions euros, contre plus de 138 millions euros fin 2021.

Environnement de marché

Après une excellente année boursière 2021, 2022 se révèle très difficile. L’indice européen STOXX Europe 600 Net Return a lâché 15 %. Le fait que les cours des petites entreprises baissent davantage que ceux des grandes valeurs n’a rien d’inhabituel lors d’une correction boursière. C’est le cas aujourd’hui, et l’indice des petites capitalisations (STOXX Europe Small 200 Net Return) a subi un repli plus important, de 25 %. Les bourses américaines suivent également cette tendance à la baisse. L’indice S&P 500 exprimé en EUR a lâché 13 % ; hors l’impact de la hausse du dollar, le S&P 500 a même baissé de 20 %. La cause première des turbulences sur les marchés mondiaux est l’inflation historique qui, partout au monde, oblige les banques centrales à réduire plus rapidement leurs politiques monétaires expansionnistes. À cela s’est ajoutée l’augmentation des tensions géopolitiques, avec la guerre en Ukraine.

Investissements dans des actions cotées

Avec une performance estimée d’environ -18 %, les actions cotées ont bien résisté, comparé à l’indice STOXX Europe Small 200 NR. Au premier semestre, le fabricant de vélos néerlandais Accell a apporté la plus grande contribution au portefeuille d’actions cotées. Dans le courant du mois de juin, nous avons vendu nos actions Accell dans le cadre de l’offre émise par la société de capital-investissement américaine KKR. EVS (+10 %, dividende compris) de Liège a publié de beaux résultats pour le premier trimestre et a enregistré un carnet d’ordres en hausse. EVS a aussi révélé son intention de distribuer un dividende élevé les prochaines années également. Jensen a vu se poursuivre le redressement de la demande de systèmes de lavage industriels. Son action s’est raffermie de 5 %, principalement après la publication de résultats annuels meilleurs que prévu.

Parmi les valeurs s’étant repliées le plus sévèrement, épinglons Steico (-39 %), PSI Software (-37 %) et Stratec (-36 %), soit trois entreprises allemandes qui avaient vu leur cours et leur valorisation augmenter sensiblement en 2021.

Au cours du premier semestre, Quest for Growth a acquis une seule nouvelle position, EVS, et s’est dégagé de trois entreprises, à savoir Fresenius, Technotrans et Accell. L’entreprise belge EVS combine faible valorisation et belles perspectives en termes de dividendes et de flux de trésorerie. Le nouveau management, emmené par le CEO Serge Van Herck, ose en outre recourir au bilan extrêmement conservateur pour effectuer des reprises qui peuvent déboucher à terme sur une nouvelle croissance. L’allemand Fresenius a vu son rythme de croissance ralentir au cours des dernières années, alors que son endettement demeurait élevé. Nous avons vendu l’action après un exercice stratégique peu convaincant de la part du management. Chez Technotrans, nous voyions un potentiel de croissance insuffisant, et la nouvelle stratégie du management ne nous a pas convaincus.